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Un peu éloignée de la communauté juive niçoise...

Un peu éloignée de la communauté juive niçoise tout en restant intéressée par ce qui s'y passait,  j'ai eu la chance, grâce à de très proches amis, de rencontrer Léo Abrami, rabbin conservative venu des USA.
Je lui ai demandé ce qu'avait de spécifique ce mouvement -dénommé également Massorti-comparé aux autres courants plus connus.
Au bout de quelques phrases seulement, j'étais convaincue. J'avais enfin trouvé des idées et une pratique qui faisaient écho à mon questionnement sur le Judaïsme, aujourd'hui ; je sentais que des références qui me faisaient défaut s'y trouvaient. J'étais quasiment certaine que d'autres Juifs pouvaient aussi trouver là des éléments de réponse à leurs doutes et leurs interrogations, à leur éloignement de la communauté pour certains.
J'étais séduite par l'approche personnelle qu'autorisait cette expression du judaïsme qui, tout en respectant la Lettre et l'Esprit, faisait appel à la responsabilité de chaque Juif face à la tradition transmise par ses Maîtres : pas d'idée toute faite à appliquer sans possibilité de mise à distance ; pas de directive réfractaire à toute attitude critique et fidèle la fois. L'adhésion à ce Judaïsme exigeait un travail et une implication personnels face aux Textes, un questionnement individuel sur la pensée et la pratique traditionnelles juives.
 J'en appris un peu plus et je me décidais à parler à mes amies de cette découverte essentielle.
Comme je m'y attendais, elles aussi ont été enthousiasmées : il ne fallait pas laisser passer une telle opportunité, il fallait rassembler nos énergies, nous regrouper et entreprendre une action pour offrir à tous ces Juifs un peu désorientés, un chemin nouveau pour vivre leur Judaïsme.
Nous nous sommes alors rassemblées autour du Rabbin Abrami et avons entamé une aventure qui se poursuit encore aujourd'hui, en créant à Nice, la deuxième communauté Massorti de France après Paris.
 

 

MARIE ANNE