Ariane S. est, pour moi, le symbole du dévouement absolu à la cause des femmes et au social pour les femmes puisqu’elle œuvre depuis de nombreuses années à la Coopération féminine de Nice, association liée au FSJU. Grâce à la « Coopé », j’ai très rapidement ressenti mon appartenance au microcosme féminin juif niçois.
Un jour, elle m’a confié un de ses rêves. Pendant son enfance à Oran, Ariane suivait son père à la synagogue, apprenant l’hébreu, les prières, le rituel avec ses traditions spécifiques. Elle aurait voulu pouvoir prier comme son père, avoir, avec les encouragements de sa mère, sa place à la synagogue, mettre un talith, participer activement aux offices, bref compter à part entière dans un « minian ».
A la suite de la rencontre de Marie-Anne M. avec Léo Abrami, rabbin Massorti franco-américain, j’ai décidé de participer comme je le pouvais à la construction du mouvement qui permettrait à Ariane et à d’autres femmes comme elles de compter comme égales des hommes dans une synagogue à Nice. La réalité l’a propulsée à l’avant de la synagogue quand il a fallu assurer l’intérim entre MM les rabbins Léo Abrami et Yeshaya Dalsace et Ariane a alors prouvé qu’elle était capable d’organiser les offices et d’assumer le rôle de « ministre officiante » à part entière.
Je la remercie donc de m’avoir permis d’apporter ma contribution au mouvement juif Massorti de Nice et de connaître des personnes d’horizons différents avec lesquelles je partage la fierté d’être juive.
BLANCHE