Pourquoi suis-je devenu rabbin Massorti ?
Au départ

En France, je n’avais fréquenté que des synagogues consistoriales ou strictement orthodoxes (j’ai connu et beaucoup apprécié le rav Rottenberg de la Communauté ultra Orthodoxe rue Pavée à Paris), je suis allé visiter par curiosité rue Copernic (Union Libérale).
Ayant fait mon Alya, j’ai étudié dans plusieurs Yeshivot et fréquenté des milieux très divers. Des sionistes religieux, des ultras orthodoxes, des non religieux, des gens de droite, des gens de gauche, des pieux, des intellectuels, des indifférents… La société israélienne ne manquant pas de facettes très différentes.
Actuellement le monde juif se divise en différentes tendances qui sont parfois fortement opposées les unes aux autres. Il me semble que chaque système a ses avantages et ses inconvénients et que cela reste très subjectif, chaque public a ses besoins propres. En fait, j'ai remarqué que la plupart des gens qui choisissent de se mettre dans un système défini le font pour répondre à un besoin psychologique personnel et beaucoup plus rarement sur une base idéologique réfléchie. Cela n'est nullement péjoratif et me semble totalement légitime. D'autres feront tout pour ne pas se laisser enfermer dans un système, j'aurais tendance à être de ceux-là. En tout cas, je reste convaincu que la pluralité des facettes du judaïsme contemporain est une richesse et non un inconvénient. Mais cela exige une chose : le dialogue et le respect mutuel.
J’ai donc cherché à rencontrer des personnes très différentes et me suis longuement entretenu avec elles des différents problèmes touchant au judaïsme aujourd’hui.
Je voudrais citer parmi elles deux savants qui m’ont particulièrement marqué :
Le premier – le rabbin Léon Ashkenazi, « Manitou », qui insistait particulièrement sur la nécessité de rester un peuple uni et de joindre un judaïsme traditionnel à la modernité (il voulait absolument un judaïsme à l’écoute des Israéliens athées). Il avait tout à fait conscience de l’enjeu gigantesque qui se joue pour le peuple juif à notre époque. D’une très grande ouverture d’esprit, bien que lui-même orthodoxe (moderne), il donna sa bénédiction à plusieurs de ses élèves qui rejoignirent les rangs du mouvement Massorti (citons en particulier deux de ses assistants les plus proches : Alain Michel et Rivon Krigier, tous deux devenus rabbins du mouvement Massorti).
Le deuxième – le philosophe et savant Yeshayahou Leibowitch avec lequel j’ai eu des entretiens privés réguliers. Il était une personnalité très imposante (voir terrifiante), parfois d’une grande violence dans ses propos, mais d’une infinie patience et d’une infinie gentillesse en privé. L’un de ses grands soucis était la survie d’un judaïsme authentique au sein du monde moderne.
J'ai, par ailleurs, fréquenté le monde ultra orthodoxe duquel une partie de ma famille fait partie.
Ce monde m’a toujours impressionné pour son dévouement à l’étude de la Torah. C’est incontestablement dans ce monde-là que l’on trouve les meilleures Yeshivot et la plus grande assiduité à l’étude et à la vie religieuse en général.
Mais paradoxalement, c’est un monde que j’ai trouvé peu intéressant au niveau de la pensée pure et très vite étouffant du point de vue religieux car obligeant l’individu à se glisser dans un moule.
C’est un monde très productif dans le domaine de la casuistique purement talmudique (le « Pahad Itshak » de Boston par exemple), du « Moussar », sorte de littérature homilétique morale (écrits du rabbin Dessler par exemple) et dans le domaine de l’exégèse légale, la littérature de Responsa (citons entre autres les rabbins Feinstein, Waldenberg et Yossef). C’est un monde qui ne manque pas de fortes personnalités et de têtes bien faites.
C’est donc un monde de référence incontournable, mais qui personnellement m’intéresse finalement assez peu à cause du carcan idéologique dans lequel il se maintient volontairement. Ce carcan est sa force, mais aussi ses limites.
Aussi, j’ai trouvé que le monde orthodoxe n’a pas grande réponse à apporter aux grands problèmes que pose la modernité (sinon celle qui consiste à lui tourner le dos). Les problèmes de la modernité étant essentiellement liés à la connaissance critique, des sources aussi bien que des idées, à un monde ouvert dans lequel les perspectives sont mouvantes. Or je suis convaincu que si le judaïsme n'est pas capable de se confronter à ces questions, il n'a aucun avenir et son intérêt ne peut aller quand s'amoindrissant.
L’orthodoxie est un monde où des milliers de juifs étudient quotidiennement, qui possède d’immenses savants de la Torah et de très grandes personnalités de caractère, mais qui ne produit aujourd’hui quasiment aucun ouvrage intéressant, à part quelques sommes sur la pratique minutieuse des Mitsvot et des ouvrages de moralité (quelques heures passées dans les librairies du quartier de Meah Sharim restent le meilleur argument), ni vraiment de penseurs d’envergure. Il ne produit que des rabbins auxquels on est censé obéir.
Ce paradoxe m’a surpris, mais je crois qu’il s’explique par le fait que c’est un monde qui refuse de se poser les vraies questions et de se confronter aux vrais problèmes (j’entends ceux de la modernité ce qui reste à définir plus longuement).
C’est également un monde qui entretien l’illusion que ce qu’il est, a toujours été, alors qu’il est une création récente en réaction à la modernité (en adoptant une position de blocage) pas moins que le reste du judaïsme contemporain. Cette illusion lui fait croire que le judaïsme n’a jamais bougé durant les 3000 dernières années et qu’il en est le strict gardien vivant dans une « anhistoricité radicale ». Cette illusion est très belle et pleine de romantisme, c'est un bel argument qui parvient à convaincre bien des donateurs très assimilés ; mais quiconque a quelque connaissance historique un peu sérieuse sait que ce n’est qu’illusion et fabrication littéraire à fin de propagande. À toute époque, le monde juif a évolué et le judaïsme est avant tout produit de l'histoire, histoire inspirée pour le croyant, mais histoire quand même.
Les penseurs intéressants du judaïsme contemporain appartiennent le plus souvent au monde universitaire et non au monde de la traditionnelle Yeshiva (qui elle-même est une institution relativement récente), ce sont pour beaucoup des membres de la néo orthodoxie ou du mouvement conservateur (Massorti) ou bien même des laïques non religieux. On ne peut tous les citer, ils sont beaucoup trop nombreux : j’ai déjà mentionné Leibowitch et Ashkénazi, ajoutons pour l’exemple : Emmanuel Levinas, Leo Strauss, Joseph Soloveitchik, Guershom Sholem, Martin Buber et Franz Rosenzweig, Abraham Heshel, Louis Jacobs et bien des chercheurs et penseurs contemporains bien moins connus du grand public Eliezer Schweid, Avi Sagui ou David Hartman dans l’Israël d’aujourd’hui. Pour le monde du judaïsme français citons également André Neher, Samuel Trigano, Charles Mopsik, Catherine Chalier, Henri Atlan…
Même dans le domaine purement talmudique, c’est en général à l’université que les choses intéressantes se passent et non dans les Yeshivot.
Ce sont des rabbins professeurs qui depuis près de 150 ans ont mené une recherche fascinante dans le domaine de la littérature traditionnelle et ont ouvert des possibilités de compréhension incontournables et révolutionnaires. Ce sont ces savants talmudistes universitaires qui resteront dans l’histoire du judaïsme contemporain et dont les travaux feront encore référence pour des centaines d’années comme l’ont été les Tossafotes en leur temps.
Citons les noms de : Shechter, Ginzburg, Liberman, Weiss Halivni, Melamed, Albeck, Urbach ou de mon cher professeur Shama Friedman. Il en est de même dans le domaine de la recherche biblique, de la pensée juive ou de l’histoire.
Bien entendu ces domaines demeurent trop techniques pour que ces noms soient connus du grand public. Le fait est que la plupart de ces immenses chercheurs, même si certains ont grandi dans un cadre classique, ont tous enseigné dans les grandes universités juives du monde et notamment au séminaire rabbinique du mouvement conservateur (Massorti), seules capables de leur offrir le cadre et les instruments pour une pensée vivifiante.
Que mon propos soit clair, je ne méprise nullement la Yeshiva orthodoxe où j’ai passé des heures heureuses et où je conseille à chaque juif de venir séjourner quelque temps (tout en gardant précieusement son esprit critique). L’esprit curieux comprendra bien vite les limites de cet univers clos sans en mépriser la beauté. Certains y verront la panacée, c’est respectable.
A la Yeshiva je fus surpris de l’ignorance volontaire et hermétique des travaux universitaires susnommés. Ils n’étaient même pas cités pour être éventuellement contrés ou contredits, on ne les connaissait pas ! Aucun de ces ouvrages et de ses auteurs n’avaient l’honneur des rayons de la bibliothèque. Cela s’explique par des raisons idéologiques et la volonté du monde orthodoxe de se replier sur lui-même et d’ignorer superbement l’université et ses travaux et plus généralement tout ce qui ne pense pas comme lui.
C’est là une des plus grandes différences entre les courants modernistes (y compris moderne orthodoxes) et le monde orthodoxe.
Les courants modernistes connaissent et citent abondamment le monde orthodoxe, il n’est jamais question de censure, ni de pensée toute faite dans ce monde-là.
Le monde orthodoxe, par contre, ignore totalement et superbement ce qui est en dehors de lui, il vit dans une bulle et plus grave encore, il dénigre ce qui n’est pas lui et refuse toute légitimité à une quelconque forme de pensée qui n’est pas la sienne.
La question est donc : le judaïsme est-il un système clos où un système ouvert ? Je suis personnellement convaincu qu’il a toujours été un système ouvert, qu’il doit le demeurer et que la fermeture n’a jamais produit rien de bon. L'ouverture de vivifiante alors que la fermeture est sclérosante.
L’argument d’autorité et la censure (abondamment utilisés dans le monde orthodoxe) n’ayant jamais eu une grande influence sur moi, j’ai donc bien été obligé de chercher satisfaction intellectuelle ailleurs.
J’ai voulu trouver un cadre où le judaïsme serait vécu totalement et intensément (pratique des Mitsvot, prière et étude) tout en restant ouvert sur le monde et le monde juif universitaire notamment. Le mouvement Massorti répondait à ma demande.
Un autre point me posait problème dans le monde orthodoxe classique : la violence potentielle due à la radicalité des idées. Je l’ai particulièrement remarqué durant la période du processus politique d’Oslo que j’ai suivi de près travaillant comme journaliste (faut-il rappeler les tristes épisodes du massacre de la mosquée d’Hébron et de l’assassinat de Rabin). On pouvait alors entendre les propos les plus extrêmes et les justifications de l’injustifiable dans les rangs d’étudiants en Yeshiva aussi bien sionistes qu’assionistes. Durant toutes ces années, le monde orthodoxe s’est profondément radicalisé.
Cette violence (avant tout verbale, mais pas uniquement) s’exprime également dans le rejet et le mépris de tout ce qui est susceptible de porter atteinte à l’orthodoxie de pensée. J’ai vu des gens traités sans ménagement et une censure systématique mise en place dès que la moindre chose où la moindre personne commençait à gêner. Pire encore, j'ai constaté dans plusieurs sous-courants de l'orthodoxie une véritable dérive sectaire en cherchant notamment à isoler le « croyant » de toute influence extérieure y compris celle de sa famille si besoin était. Ce genre de pratiques est, à mes yeux, totalement insupportable.
Cette violence potentielle ressort dans les moments de confrontation et de crise, le reste du temps elle reste quasi invisible. Bien entendu, des quantités de personnalités de ce monde très diversifié malgré tout, sont les plus douces qui soient, mais le climat général radicalisé ne pousse pas à la douceur.
Heureusement, les enseignements de la tradition juive sont un facteur relativement modérateur, mais notre tradition comporte aussi une potentialité radicale et une capacité de violence dont il faut avoir conscience et qui doit être neutralisée.
Sur ce point, le relativisme de la modernité est tout à fait salvateur (il faut chercher longtemps avant de trouver un extrémiste dans les rangs des courants modernistes du judaïsme). Dans le mouvement Massorti j’ai toujours constaté un grand souci pour le respect des autres, quels qu’ils soient, cela est primordial pour moi. Comme tout système de pensé, le Judaïsme se doit de penser profondément la question de la violence et de l’intolérance qu’il est susceptible de produire.
La question de l’ouverture intellectuelle à la modernité et la question de la violence potentielle de la religion sont d’actualité partout, mais elles deviennent cruciales dans le cadre de l’État d’Israël où le risque d’hégémonie religieuse est réel et où l’influence des lobbys religieux sur la réalité politique et sociale est énorme.
En tant que sioniste et pratiquant, il me semble primordial que la religion puisse jouer un rôle important et vivifiant dans la société israélienne mais surtout qu’elle ne soit pas un facteur régressif et pervertissant.
Les positions du mouvement Massorti qui refuse tout mélange entre la politique et le religieux me semblent correspondre à cette exigence.
Alors que paradoxalement, je pense que le plus grand danger pour le judaïsme serait la prise de pouvoir politique par les cercles orthodoxes en Israël. Pour moi la prise de pouvoir par le parti Shass ou Agoudat Israël serait une véritable catastrophe. Là-dessus, je suis totalement d'accord avec le professeur Yeshayahou Leibowitch
C’est donc à la suite d’une quête intellectuelle, morale et spirituelle et des années de mûre réflexion que j’ai fini par trouver ma place dans le mouvement Massorti.
J’aurais pu également, selon les mêmes critères, trouver satisfaction auprès de la néo orthodoxie, également très ouverte. Mais je reproche à celle-ci de ne pas oser clairement prendre des positions sur des sujets qui méritent d’être traités et qui lui font d’ailleurs débat. La néo orthodoxie débat mais ne bouge rien.
Le meilleur exemple est celui de la position de la femme. Tout en étant d’accord sur la nécessité d’un changement dans ce domaine, la néo orthodoxie n’ose pas changer quoi que ce soit (ou n’en a pas les moyens politiques car elle ne possède plus aucun poste de décision au sein du monde orthodoxe actuel, totalement noyauté par les radicaux).
Le mouvement Massorti est de ce point de vue une néo orthodoxie qui a 50 ans d’avance et surtout une indépendance d’action car ne craignant pas les anathèmes des ultras. Nous avons déjà des femmes rabbins depuis les années 1980, les néo orthodoxes en rêvent mais en sont encore très loin et, à moins d’une rupture d’avec l’orthodoxie, n’en auront jamais.
En fait, la néo orthodoxie pense en moderne mais veut absolument la reconnaissance de l’orthodoxie radicale, convaincue qu’elle arrivera peu à peu à la changer. Je crois que c’est totalement illusoire, qu’il existera toujours une incompatibilité ontologique entre la radicalité orthodoxe et les courants d’ouverture et que la reconnaissance importe peu dans le monde d’aujourd’hui qui est un monde pluraliste par nature.
Par contre il est très important de faire avancer certains dossiers (comme la position de la femme, le dialogue interreligieux, la recherche critique et la confrontation au théologico-politique).
Le judaïsme ne doit pas s’offrir le luxe d’attendre le bon vouloir des radicaux sur ces questions. Il doit aller de l’avant, se reconstruire après la Shoa, lutter contre l’assimilation et regarder vers son avenir (ce qu’il a toujours su faire et grâce à quoi il existe encore, il aurait sinon disparu depuis longtemps).
Aurais-je pu trouver satisfaction dans les rangs des libéraux ? Je ne le crois pas. Le judaïsme libéral reste trop coupé de la pratique des Mitsvot à mon goût. Il n’a toujours pas, malgré un récent retour aux sources, de véritable démarche halakhique. Il a, par le passé, pris des positions réformatrices beaucoup trop radicales. Cependant il existe un vrai partenariat avec lui et une entente intellectuelle sur certains points, il existe surtout une capacité de dialogue.
En fait, le monde juif contemporain se divise en deux grands blocs : le bloc antimoderne (l’orthodoxie radicale dans toutes ses nuances) et le bloc moderniste. Dans le bloc moderniste il existe trois grands courants : la néo orthodoxie, le mouvement conservateur (Massorti) et le judaïsme libéral. Entre ces trois grands courants tout est question de nuances mais un parfait dialogue existe.
Dans le cadre français on retrouve la même construction à la grande différence que le Consistoire qui avait fait partie longtemps du bloc moderne proche de la néo orthodoxie s’est résolument orienté depuis 25 ans vers l’orthodoxie radicale. Rares sont aujourd’hui les rabbins consistoriaux encore néo orthodoxes. La plupart n'en ont ni la mentalité, ni la formation intellectuelle.
Je crois personnellement que cet état de fait est profondément dommageable pour l’avenir du judaïsme français. Qu’on le veuille ou non, la société française est une société moderne et les juifs français pensent en modernes pour la plupart d’entre eux. Si beaucoup ont fait ces dernières années une « Teshouva » spectaculaire et se sont plongés dans la chaleur du communautarisme bercé de discours rabbiniques radicaux, il ne faut pas oublier pour autant que l’immense majorité des juifs ne trouve plus du tout son chemin vers la synagogue (du fait même de ce communautarisme).
Pour beaucoup de juifs, pas seulement à cause de leurs préjugés (ce qui n'aurait aucune importance) mais à cause des discours rabbiniques courants, le judaïsme est devenu symbole de régression et non de progrès. Pour moi cela est dramatique et il faut tout faire pour changer cette situation.
La dernière étude sociologique sur les juifs de France menée par le F. S. J. U. donnait le chiffre de 5 % d’orthodoxes ; ce qui est bien peu par rapport au pourcentage immense des rabbins de ce courant (on peut même parler d’hégémonie au sein du Consistoire).
Ce décalage flagrant entre la réalité sociologique du judaïsme français et son corps rabbinique reste à mon avis le meilleur allié de l’assimilation galopante et de la pauvreté du débat au sein de judaïsme français actuel sur les grandes questions touchant à notre avenir.
C’est pourquoi il me semble urgent de proposer une alternative au système consistorial actuel trop exclusif (quand il n’est pas carrément censeur) et de réconcilier les juifs français avec la tradition juive (à Nice par exemple, vivent près de 20 000 juifs, seuls 5000 fréquentent les synagogues à Yom Kippour ! le nombre des enterrements est quatre ou cinq fois celui des mariages et des Bar Mitsvot).
Ce sont toutes ces raisons et ces réflexions, mêlées aux hasards de mes rencontres, qui ont fait de moi un rabbin Massorti.
Suis-je totalement satisfait ? Certainement pas. Le mouvement Massorti a lui-même ses propres problèmes et ne manque pas de défis. Mais il a une qualité immense : son ouverture au débat ainsi que sa lucidité, le tout basé sur une longue expérience (150 ans d’existence) et une grande capacité d’adaptation (il est présent partout dans le monde, même si son centre reste encore aux Etats-Unis).
Au bout du compte, mon véritable souci n’est pas tel ou tel mouvement, mais le judaïsme lui-même dans toute sa richesse et avec toutes ses facettes. Jusqu’à preuve du contraire, le mouvement Massorti m’a offert le terrain propre à épanouir un judaïsme exigeant, authentique, pluraliste, intelligent et spirituel, sans pour autant me couper du reste du monde juif dans toutes ses diversités. Je m’y sens chez moi et cela me semble une raison tout à fait valable d’y adhérer.
Yeshaya Dalsace